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LES CHANGEMENTS DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Publié le 14 May 2018


 

La future loi en préparation enterrera définitivement le CIF (congé individuel de formation). Ce dispositif porté par la CFTC lors de la grande loi sur la FPC (loi DELORS 1970). Le gouvernement entend clairement réduire les dispositifs de formation des salariés. « Objectif non avoué » : Flécher une grande partie des moyens financiers des entreprises vers les demandeurs d’emploi.

Les salariés du secteur privé vont avoir de plus en plus de difficultés pour se former (obtenir un diplôme, changer d’orientation professionnelle) et notamment les salariés les moins qualifiés.

Là, où avec le CIF, le salarié pouvait bénéficier jusqu’à 1200h de formation (plafonnées à concurrence de 18 000 euros et un maintien du salarié à hauteur de 90% à 60%), le nouveau dispositif CPF Transition, fera bénéficier le salarié de son CP (5000 euros ou 8000euros au bout de 10 ans !) un abondement sera possible mais quand on connait le peu d’engouement des entreprises à l’égard du CPF, on imagine la faiblesse des abondements !

Une usine à gaz est mis en œuvre, là où une seule institution : le FONGECIF, accueillait, orientait, conseillait et finançait les salariés depuis plus de 35 ans, sera mis en place un dispositif à 3 étages avec 3 structures. « Bonjour la simplicité annonçait par le gouvernement ! »

Le CPF pourra être mobilisé dans le cadre d’un projet de transition professionnelle, il donnerait droit à un congé spécial (pourquoi alors supprimer le CIF ?) quand l’action se déroule en tout ou partie sur son temps de travail.

Le salarié devrait suivre un accompagnement par l’intermédiaire du CEP (conseil en évolution professionnelle), celui-ci serait toujours gratuit, il serait dispensé par des opérateurs du CEP (les ex FONGECIF ne seront pas de droit ces opérateur pour les salariés).

Le salarié en formation dans le cadre du CEP, percevra une rémunération minimale (fixée par décret) de son employeur, celui-ci serait remboursé par son OPCA (qui deviendra opérateur de compétence). Ce nouvel organisme prendrait aussi en charge les frais liés aux projets de transition mais dans la limite des droits acquis par le salarié au titre de son CPF (désormais fixé en euro). Cet organisme qui va perdre la collecte de la formation n’abondera pas automatiquement le CPF du salarié ! Quid de la différence du coût de la formation non couverte par le montant CPF du salarié ?

Voici les grandes lignes du nouveau dispositif de formation à l’initiative des salariés.

Autre point noir à venir pour les salariés, la formation interne. Les entreprises vont perdre des moyens financiers qu'elles avaient au travers de la mutualisation des fonds des OPCA, sauf peut être pour les TPE.

L’employeur devra faire un effort financier supplémentaire pour garder le même niveau de formation, pas sûr que beaucoup d’entreprises le fasse surtout les PME.